qu’il est long le chemin de Saffahiyya
j’ai combattu longtemps au désert et
dans la grande plaine et dans les rues étroites jonchées de poussière et
de corps gris
maintenant
je marche
sur la terre sèche et
aride
terre des chacals
des serpents des
scorpions
de toutes ces
bêtes
que les hommes craignent et qui craignent les hommes elles ont raison
craindre les hommes
moi aussi je les crains depuis
craindre les hommes l’espèce la plus cruelle