Mais où sont passées les palombes ? Pays basque, par Hélène David, photographe
Fragments, voix, fantômes par Laurie Bellanca (Cie L’Opératrice) et Valentine Carette (Cie Wanda) sera présenté dans les salons de l’Hôtel La Mirande du 15 au 18 juillet pendant le Festival d’Avignon.
De l’adaptation du roman d’Hélène Bessette (ida, ida, ida création octobre 2026 par Valentine Carette) au corpus constellé de Bibliothèques Vivantes (collection de lectures mai 2026 à mai 2028 par Laurie Bellanca), ce trajet échafaude un lieu sans lieu, un espace sensible et fragmenté. Dans cette structure imaginaire, s’élançant depuis l’espace intime des salons de la Mirande, les voix débordent des pages dessinant en creux l’architecture de deux pensées prises dans leurs luttes poétiques, presque folles, pour échapper à la banalité triste de systèmes de domination. Le lieu devient décor paradoxal et les livres sources d’apparitions.
En amont de cette performance littéraire, sun/sun éditions s’associe avec l’Opératrice et Wanda pour convier éditeur.ice.s, traducteur.ice.s et auteur.ice.s présent.e.s dans le corpus de textes de Fragments, voix, fantômes à une rencontre en librairie. Ce sera l’occasion de faire dialoguer les textes ensemble, d’échanger sur les pratiques d’écriture, d’édition, de traduction et de lecture.
sun/sun éditions et La Digue Records inaugurent une programmation in situ et hors-les-pages appelée déborder l’image. Débordés de toute part par la vélocité d’un monde qui semble vouloir se résoudre en images, nous proposons de prendre du temps pour créer furtivement des espaces communs et faire de cette errance une invitation à déborder nos incertitudes. Durant la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles, s’ouvriront ici et là, des espaces de réflexion, d’évasion et de partage nomades afin d’éprouver ensemble des futurs désirables.
Programmation par La Digue Records et sun/sun éditions, avec la complicité de L’Atelier du Palais, Tiroir-Club, le 28 rue Croix-Rouge, Rockette Records et Bibliothèques vivantes.
L’éditrice Céline Pévrier des éditions sun/sun est invité pour deux jours de lectures de portfolio lors de l’ouverture du Athens Photo Festival.
20 lectures de portfolio du 15 au 16 juin 2026 au Musée Benaki à Athènes.
” Atlas – Fragments du futur est la rencontre du livre Vestiges du futur de Frédéric D. Oberland en regard du corpus des lectures électriques trilingues de Laurie Bellanca, le premier volet du projet : Bibliothèques vivantes. Ils livrent une performance littéraire, musicale et visuelle en français, arabe et grec. Au centre : les intraduisibles.
C’est aussi l’importance de la Comédie du livre : créer des imaginaires communs par la littérature. Un art qui peut parfois se suffire à lui-même, mais qui, lorsqu’il rencontre le chant, la musique, le silence et la parole, devient autre chose : un moment suspendu. Une respiration dans une époque caractérisée par l’immédiateté, la violence des actualités, la guerre ou encore le réchauffement climatique.”
Suite de l’article de Clotilde Martin dans Actualitté ici
visuel de Frédéric D. Oberland
22 mai 2026
Au MO.CO. Panacée
14 rue de l’École-de-Pharmacie, Montpellier
avec Laurie Bellanca, Frédéric D. Oberland, Widad Mjama, Kostadis Mizaras, Benjamin Chaval
Bibliothèques Vivantes, Initié par Laurie Bellanca (L’opératrice) et Céline Pévrier (éditions sun/sun) réunit artistes, éditeur·rices, photographes, graphistes, musicien·nes,auteur·rices et lecteur·rices autour d’une notion centrale : celle des intraduisibles.
Le premier volet, inauguré le 22 mai 2026 dans le cadre de la Comédie du livre – 10 jours en mai, s’ouvre avec Atlas, Fragments du Futur au Mo.Co La Panacée. Cette performance littéraire, musicale et visuelle s’inspire de l’ouvrage pluridisciplinaire Vestiges du futur de Frédéric D. Oberland (à paraître aux éditions sun/sun à l’automne 2026), en dialogue avec le corpus des Lectures électriques trilingues de Laurie Bellanca (cie L’Opératrice).
À la croisée de l’arabe, du grec et du français, la performance explore les multiples formes de traduction — entre langues, mais aussi entre écritures et oralités. Cette traversée met en lumière la musicalité du langage et la poésie comme espace de lutte, révélant la porosité et la richesse de nos modes d’expression.
Les textes et voix réunis sont :
– En langue arabe : Soukaina Habiballah, Raja Salim, Asma Azaizeh, Maya Abu Al Hayat
– En langue française : Mathilde Girard, Léa Bismuth, Christophe Manon, Mathieu Bouvier
– En langue grecque : Efthimis Filippou, Makis Malafekas, Katerina Iliopoulou, Thomas Tsalapatis
Voix : Laurie Bellanca (français), Widad Mjama (arabe), Kostadis Mizaras (grec)
Vidéo et musique : Frédéric D. Oberland
Dramaturgie : Laurie Bellanca
Dispositif technique : Benjamin Chaval
Éditorialisation : Céline Pévrier – sun/sun éditions
Administration : Sonia Marrec – L’Opératrice
Label Saison Méditerranée de l’Institut Français 2026
Accueil, production et soutiens : Théâtre des 13 vents, Tropisme résidence Euro Africa, Darja et Dérive Casablancaise de Casablanca.
Remerciements : Meryem Jazouli et Nedjma Hajj.
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ATLAS, FRAGMENTS DU FUTUR
Sur scène, lecteur·rices et auteur·rices se tiennent face à un écran où se déploie un paysage filmique. Les images granuleuses en Super 8 de Frédéric D. Oberland, issues de l’ouvrage Vestiges du Futur (sun/sun éditions), ouvrent un espace sensible et imaginaire. Leur rythme donne le tempo d’une narration tissée à partir d’extraits de textes, autant de fragments qui explorent des hypothèses de futur, là où langues, mots et sons s’entremêlent.
Trois voix, trois langues, proches les unes des autres : un chœur d’intraduisibles se forme, laissant émerger des motifs, des échos, des récurrences. Une question traverse l’ensemble : que restera-t-il lorsque, depuis le futur, nous relirons ce que nous vivons aujourd’hui ? Widad Mjama, Laurie Bellanca et Kostadis Mizaras incarnent cet entrelacement, passant d’une langue à l’autre, mettant en résonance, ou en tension, ce qui échappe parfois à la traduction comme à la lecture.
Construit comme une fiction d’anticipation, l’assemblage des textes fait surgir des figures traversées par leurs inquiétudes, leurs troubles, mais aussi leurs désirs et leurs élans de joie. Les écarts de traduction deviennent des chambres d’écho, tandis que les similitudes ouvrent des questionnements politiques. Atlas, fragments du futur déconstruit et recompose ainsi les héritages lexicaux qui façonnent nos imaginaires.
Les textes de Soukaina Habiballah et Maya Abu Al Hayat tissent un fil continu, donnant à l’ensemble une dimension musicale où poésie et luttes avancent de concert. La poésie scénarisée d’Efthimis Filippou dialogue avec les spéculations technologiques de Makis Malafékas ; les prédictions de Mathilde Girard répondent à l’invitation libératrice de Raja Salim. Aux frontières de ce paysage, Asma Azaizeh et Christophe Manon interrogent ce que les forces — vent, électricité, feu — font à nos vies, tandis que les poèmes d’Abdellatif Laâbi rencontrent la pensée de Peter Szendy, rappelant la puissance transformatrice de la lecture.
Cet Atlas ouvert esquisse, en dialogue avec le film, un récit sensible entre les langues et les imaginaires.
Une production de la Compagnie L’Opératrice et sun/sun éditions
Frédéric D. Oberland : https://www.fredericdoberland.com/
L’opératrice – Laurie Bellanca : https://lectureselectriques.net/
Article paru le 8 mai 2026 sur L’intervalle blog par Fabien Ribéry
“Les jours d’après est une œuvre de puissante délicatesse, habitée par des visions toutes personnelles, très intimes. On avance nu, on ne peut se protéger de rien, on entre dans un tunnel de lumière où git le secret de ce qui nous constitue. Par la peau noire du dessin, Isabelle Vaillant extériorise le territoire inconnu où se fonde sa belle et singulière poétique. Tout paraît imaginaire, mais tout est vrai, d’une présence qui ne triche pas.”
Frédéric D. Oberland x Céline Pévrier
Chiostri di San Pietro
Via Emilia S.Pietro 44/c
Reggio Emilia
Collaboration Mouna Saboni x sun/sun éditions
Mouna Saboni séjournera à Zone i pour enrichir son travail en cours, ALMAGESTE, une exploration sensible et métaphorique de la notion d’identité à travers les territoires méditerranéens. Plutôt que de délimiter la notion du «chez soi» à un lieu figé par des frontières, Mouna cherche ce qui crée un sentiment d’appartenance : des gestes, une lumière, une résonance intime.
Zone i invite trois expertes de la scène photographique pour accompagner Mouna Saboni dans sa recherche :
Céline Pévrier, éditrice de livres au sein de sun/sun éditions
Emilia Genuardi, commissaire d’expositions, directrice artistique et fondatrice du salon Approche Paris.
Sandra Maunac, commissaire d’expositions, directrice des Trobades & Premis Mediterranis Albert Camus à Minorque, Espagne.
Le résultat de la résidence sera présenté lors des 8èmes Rencontres Image et Environnement à Zone i les 11, 12, 13 septembre 2026.