L’envers des mondes – Résidence Culture Santé M28
L’envers des mondes est un cycle de résidences artistiques et culturelles en milieu hospitalier initié par M28 et mis en œuvre par sun/sun éditions. Trois artistes plasticiennes ont rencontré patients, familles et soignants, s’interrogeant avec eux sur leur quotidien, leur passé, leur projection dans le futur.
Avec La couleur des lieux, Armelle Caron fait le portrait en trois couleurs des patients du CATTG, centre de psychiatrie ouverte, situé dans la Maison des deux lions, au fond d’une impasse. De ce constat situé, elle emmène chacun.e à représenter une « maison » de leur vie passée, présente et à venir. Elle fait émerger un lien temporel sur la notion d’habitat et la nécessité d’un ancrage.
Sabatina Leccia aborde le soin par la douceur. Au fil des rencontres avec les patients et soignants du centre de psychiatrie fermée du CHU de Montpellier, elle lit de la poésie, encourage l’écriture, photographie, piquète ses œuvres à la main. Elle déplace le regard sur l’enfermement, convoque la beauté et fait Entendre la lumière.
Isabelle Vaillant a travaillé avec deux générations : les patients du service de gériatrie et gérontologie, et à l’UJAA, unité psychiatrique pour adolescents et jeunes adultes. Poussant la porte d’une chambre, posant des questions aux personnes rencontrées sur leurs mondes intérieurs, elle a noué des liens et fait émerger des paroles saisies sur le vif qu’elle a dessinées par la suite. Ce qui nous traverse est tout à la fois composé des paroles qui lui ont confiées que ce qui l’a traversé elle pour que ces rencontres aient lieu.
Les expériences sensibles qu’ont constituées ces résidences sont présentées au public à La Fabrique M28 du 25 au 27 septembre 2026. Dans une période où passé, présent et futur sont confus dans et hors les murs des enceintes hospitalières, aller aux « marges » de la société remet au centre l’importance de l’imagination et des liens.
du 25 au 27 septembre – Tout public
La Fabrique M28
515 rue de l’industrie,
34000 Montpellier
Programme de rencontre de la résidence L’envers des mondes
au sein de La fabrique des futurs – M28
– Vendredi 25 septembre à 19h – Durée : 1h Soirée d’ouverture : Sorties de résidences
– Samedi 26 septembre – 10h › 17h Expositions en continu à la Fabrique M28
15h Rendez-vous en présence des artistes en résidence : Armelle Caron, artiste plasticienne, Sabatina Leccia, artiste plasticienne et Isabelle Vaillant, auteure et artiste plasticienne
– Dimanche 27 septembre – 10h › 16h – Expositions en continu à la Fabrique M28
14h › 16h – Permanence des artistes en résidence : Sabatina Leccia, artiste plasticienne, Isabelle Vaillant, auteure et artiste plasticienne et de Céline Pévrier
visuels 1-2 Sabatina Leccia
visuels 3-6 Isabelle Vaillant
visuels 7-9 Armelle Caron
Poésie ! lectures français-arabe avec Widad Mjama & Soukaina Habiballah
20h dans le jardin du MO.CO en partenariat avec le CDN les 13 vents
avec Soukaina Habiballah et Widad Miama lecture en arabe et en français, suivie d’une scène ouverte
Soukaina Habiballah est une romancière, poétesse et artiste de performance marocaine. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont cinq recueils de poésie, un roman, un recueil de nouvelles et un livre de jeunesse. Ces œuvres ont été soutenues par le Fonds arabe pour les arts et la culture (AFAC) et son travail a été récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Bouland Al-Haidari, le Floating Voices Prize d’Italie et le Prix Nadine Shams pour le scénario en Égypte ou encore le grand prix de la poésie arabe Al-Muʿallaqa. Sa pièce “Nini ya Momo” a été accueillie au Festival d’Avignon IN en 2022. Lauréata de la bourse “Livres des deux rives” de L’Institut français de Paris pour son prochain texte « Sous Kaina », son écriture, traduite en plusieurs langues, est marquée par le corps, le rythme, le silence et l’histoire personnelle et collective. Elle a participé à des événements culturels en Suisse, en France, en Norvège, aux États-Unis, en Tunisie, au Rwanda, en Égypte, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis et au Maroc.
Première femme rappeuse marocaine, Widad Mjama s’impose sur la scène hip-hop underground, aux côtés des figures emblématiques du mouvement. Son parcours artistique, enrichi par le verbe et l’engagement, puise ses racines tant dans la culture urbaine que dans les traditions orales. Lors de ses études supérieures en France, elle explore les percussions africaines et l’univers des griots d’Afrique de l’Ouest, approfondissant ainsi son lien avec l’oralité. Elle cofonde N3rdistan avec Walid Ben Selim, avec qui elle se produit à l’international, alliant poésie, musiques contemporaines et héritages culturels. Sa présence dans divers espaces littéraires et universitaires, tels que l’Université de Cambridge et l’Université libre de Bruxelles, témoigne de son engagement pour une parole actuelle et militante. Sa création récente, *Aïta Mon Amour*, développée en collaboration avec Khalil Hentati, réinvente l’aita marocaine en une forme scénique puissante et moderne. À travers ce projet, elle affirme la scène comme un espace de transformation et d’émancipation, dans un environnement encore largement dominé par les hommes.
Zone i > Rencontres Images et Environnement
Photo concert, sortie de résidence, conversations photographiques
Programme ici
du 11 au 13 septembre 2026
Zone i – Thoré-la-Rochette
Sortie de résidence avec Mouna Saboni x Céline Pévrier (sun/sun)
Almageste x La mer intérieure
Conversation photographique avec Jean-Christian Bourcart et Brigitte Patient.
Buru Beltza dans l’Intervalle
Fragments, Voix, Fantômes – Avignon
Fragments, voix, fantômes par Laurie Bellanca (Cie L’Opératrice) et Valentine Carette (Cie Wanda) sera présenté dans les salons de l’Hôtel La Mirande du 15 au 18 juillet pendant le Festival d’Avignon.
De l’adaptation du roman d’Hélène Bessette (ida, ida, ida création octobre 2026 par Valentine Carette) au corpus constellé de Bibliothèques Vivantes (collection de lectures mai 2026 à mai 2028 par Laurie Bellanca), ce trajet échafaude un lieu sans lieu, un espace sensible et fragmenté. Dans cette structure imaginaire, s’élançant depuis l’espace intime des salons de la Mirande, les voix débordent des pages dessinant en creux l’architecture de deux pensées prises dans leurs luttes poétiques, presque folles, pour échapper à la banalité triste de systèmes de domination. Le lieu devient décor paradoxal et les livres sources d’apparitions.
En amont de cette performance littéraire, sun/sun éditions s’associe avec l’Opératrice et Wanda pour convier éditeur.ice.s, traducteur.ice.s et auteur.ice.s présent.e.s dans le corpus de textes de Fragments, voix, fantômes à une rencontre en librairie. Ce sera l’occasion de faire dialoguer les textes ensemble, d’échanger sur les pratiques d’écriture, d’édition, de traduction et de lecture.
déborder l’image x La Digue Records – Arles
sun/sun éditions et La Digue Records inaugurent une programmation in situ et hors-les-pages appelée déborder l’image. Débordés de toute part par la vélocité d’un monde qui semble vouloir se résoudre en images, nous proposons de prendre du temps pour créer furtivement des espaces communs et faire de cette errance une invitation à déborder nos incertitudes. Durant la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles, s’ouvriront ici et là, des espaces de réflexion, d’évasion et de partage nomades afin d’éprouver ensemble des futurs désirables.
Programmation par La Digue Records et sun/sun éditions, avec la complicité de L’Atelier du Palais, Tiroir-Club, le 28 rue Croix-Rouge, Rockette Records et Bibliothèques vivantes.
Buru Beltza, les voix du vivant x Fisheye
Athens Photo festival x Portfolio reviews
L’éditrice Céline Pévrier des éditions sun/sun est invité pour deux jours de lectures de portfolio lors de l’ouverture du Athens Photo Festival.
20 lectures de portfolio du 15 au 16 juin 2026 au Musée Benaki à Athènes.
Comédie du livre x Collection Fléchette
“La joie de la lutte” Atlas Fragments du futur
” Atlas – Fragments du futur est la rencontre du livre Vestiges du futur de Frédéric D. Oberland en regard du corpus des lectures électriques trilingues de Laurie Bellanca, le premier volet du projet : Bibliothèques vivantes. Ils livrent une performance littéraire, musicale et visuelle en français, arabe et grec. Au centre : les intraduisibles.
C’est aussi l’importance de la Comédie du livre : créer des imaginaires communs par la littérature. Un art qui peut parfois se suffire à lui-même, mais qui, lorsqu’il rencontre le chant, la musique, le silence et la parole, devient autre chose : un moment suspendu. Une respiration dans une époque caractérisée par l’immédiateté, la violence des actualités, la guerre ou encore le réchauffement climatique.”
Suite de l’article de Clotilde Martin dans Actualitté ici
visuel de Frédéric D. Oberland
Atlas Fragments du futur x La Comédie du livre
22 mai 2026
Au MO.CO. Panacée
14 rue de l’École-de-Pharmacie, Montpellier
avec Laurie Bellanca, Frédéric D. Oberland, Widad Mjama, Kostadis Mizaras, Benjamin Chaval
Bibliothèques Vivantes, Initié par Laurie Bellanca (L’opératrice) et Céline Pévrier (éditions sun/sun) réunit artistes, éditeur·rices, photographes, graphistes, musicien·nes,auteur·rices et lecteur·rices autour d’une notion centrale : celle des intraduisibles.
Le premier volet, inauguré le 22 mai 2026 dans le cadre de la Comédie du livre – 10 jours en mai, s’ouvre avec Atlas, Fragments du Futur au Mo.Co La Panacée. Cette performance littéraire, musicale et visuelle s’inspire de l’ouvrage pluridisciplinaire Vestiges du futur de Frédéric D. Oberland (à paraître aux éditions sun/sun à l’automne 2026), en dialogue avec le corpus des Lectures électriques trilingues de Laurie Bellanca (cie L’Opératrice).
À la croisée de l’arabe, du grec et du français, la performance explore les multiples formes de traduction — entre langues, mais aussi entre écritures et oralités. Cette traversée met en lumière la musicalité du langage et la poésie comme espace de lutte, révélant la porosité et la richesse de nos modes d’expression.
Les textes et voix réunis sont :
– En langue arabe : Soukaina Habiballah, Raja Salim, Asma Azaizeh, Maya Abu Al Hayat
– En langue française : Mathilde Girard, Léa Bismuth, Christophe Manon, Mathieu Bouvier
– En langue grecque : Efthimis Filippou, Makis Malafekas, Katerina Iliopoulou, Thomas Tsalapatis
Voix : Laurie Bellanca (français), Widad Mjama (arabe), Kostadis Mizaras (grec)
Vidéo et musique : Frédéric D. Oberland
Dramaturgie : Laurie Bellanca
Dispositif technique : Benjamin Chaval
Éditorialisation : Céline Pévrier – sun/sun éditions
Administration : Sonia Marrec – L’Opératrice
Label Saison Méditerranée de l’Institut Français 2026
Accueil, production et soutiens : Théâtre des 13 vents, Tropisme résidence Euro Africa, Darja et Dérive Casablancaise de Casablanca.
Remerciements : Meryem Jazouli et Nedjma Hajj.
/////
ATLAS, FRAGMENTS DU FUTUR
Sur scène, lecteur·rices et auteur·rices se tiennent face à un écran où se déploie un paysage filmique. Les images granuleuses en Super 8 de Frédéric D. Oberland, issues de l’ouvrage Vestiges du Futur (sun/sun éditions), ouvrent un espace sensible et imaginaire. Leur rythme donne le tempo d’une narration tissée à partir d’extraits de textes, autant de fragments qui explorent des hypothèses de futur, là où langues, mots et sons s’entremêlent.
Trois voix, trois langues, proches les unes des autres : un chœur d’intraduisibles se forme, laissant émerger des motifs, des échos, des récurrences. Une question traverse l’ensemble : que restera-t-il lorsque, depuis le futur, nous relirons ce que nous vivons aujourd’hui ? Widad Mjama, Laurie Bellanca et Kostadis Mizaras incarnent cet entrelacement, passant d’une langue à l’autre, mettant en résonance, ou en tension, ce qui échappe parfois à la traduction comme à la lecture.
Construit comme une fiction d’anticipation, l’assemblage des textes fait surgir des figures traversées par leurs inquiétudes, leurs troubles, mais aussi leurs désirs et leurs élans de joie. Les écarts de traduction deviennent des chambres d’écho, tandis que les similitudes ouvrent des questionnements politiques. Atlas, fragments du futur déconstruit et recompose ainsi les héritages lexicaux qui façonnent nos imaginaires.
Les textes de Soukaina Habiballah et Maya Abu Al Hayat tissent un fil continu, donnant à l’ensemble une dimension musicale où poésie et luttes avancent de concert. La poésie scénarisée d’Efthimis Filippou dialogue avec les spéculations technologiques de Makis Malafékas ; les prédictions de Mathilde Girard répondent à l’invitation libératrice de Raja Salim. Aux frontières de ce paysage, Asma Azaizeh et Christophe Manon interrogent ce que les forces — vent, électricité, feu — font à nos vies, tandis que les poèmes d’Abdellatif Laâbi rencontrent la pensée de Peter Szendy, rappelant la puissance transformatrice de la lecture.
Cet Atlas ouvert esquisse, en dialogue avec le film, un récit sensible entre les langues et les imaginaires.
Une production de la Compagnie L’Opératrice et sun/sun éditions
Frédéric D. Oberland : https://www.fredericdoberland.com/
L’opératrice – Laurie Bellanca : https://lectureselectriques.net/